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Archive for avril 2011

De drôles de moineaux !

oiseau-moucheLe dernier article portait sur un oiseau, celui-ci porte aussi sur des oiseaux… mécaniques ceux-là. Ce ne sont pas du tout des oiseaux du style « avion » avec des ailes fixes qui doivent se déplacer rapidement pour générer de la portance. Non, ce sont plutôt des petites merveilles d’ingénierie qui ont vraiment l’air d’oiseaux comme on les connait.

Voyez ce petit oiseau-mouche dans le vidéo ci-dessous: les dimensions sont similaires à celles de son cousin naturel, mais la version mécanique est… télécommandée et transmet en direct des images de ce qu’il voit ! Jetez un petit coup d’oeil au vidéo, ça vaut la peine. Au début, l’oiseau mécanique est un peu difficile à voir, mais ensuite c’est beaucoup mieux. Il parvient même à entrer à l’intérieur de l’édifice, pour aller y montrer ses jolies plumes.


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Voici maintenant la petite bête « au repos ».
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L'oiseau-mouche mécanique

L'oiseau-mouche mécanique


L’armée américaine a subventionné l’entreprise AeroVironment pour le développement de cette petite bestiole, via le programme DARPA, car elle est capable d’aller jeter un coup d’oeil à des endroits où d’autres « dispositifs » ne pourraient pas se rendre.
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L’oiseau-mouche, c’était bien, mais voyez maintenant celui-ci, que j’appellerais le goéland mécanique. Il est vraiment surprenant de réalisme. On pourrait même dire qu’il est gracieux. Ses mouvements sont très semblables à ceux d’un oiseau. Il mesure 1,96 m et ne pèse que 450 g. Avec ces dimensions, il passe un peu moins inaperçu que l’oiseau-mouche ! Il a été mis au point par l’entreprise Festo qui est spécialisée dans l’automatisation.
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Le mécanisme à l’intérieur agit sur les ailes pour que celles-ci subissent une légère torsion différente selon que l’aile se déplace vers le haut ou vers le bas. Pour ceux dont le petit côté ingénieur est plus développé, vous pourrez découvrir ici, sur l’onglet animation les mécanismes qui se cachent à l’intérieur.

D’où vient le titre « Drôles de moineaux » ? Pour ceux qui ne sauraient pas, au Québec, on qualifie de « drôle de moineau » une personne dont les idées ou les gestes semblent un peu mystérieux, hors normes.

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Le carouge… he’s back ! Ah non !

Danger - Carouge à épaulettes !  Source de l'image: www.openclipart.org

Danger - Carouge à épaulettes !

Connaissez-vous le redoutable carouge à épaulettes ?  Je me souviens que quand j’étais tout petit, on les appelait « les corneilles avec des ailes rouges » !  À cette époque, je ne savais pas que ce bel oiseau n’est pas très sympathique.

Mon problème, c’est qu’il est de retour de son aire d’hivernation.  Je ne sais pas où c’était, mais il aurait bien pu y rester !  Vous vous souvenez des nombreux oiseaux qui tombaient du ciel, morts, en Arkansas ? C’étaient des carouges… Il paraît, selon le site Faune et flore du pays qu’il est un signe annonciateur du printemps au Canada. Bof, un merle (un « rouge-gorge » de mon enfance !), ça ferait le travail !

Pourquoi en veut-il autant à ce joli oiseau », dites-vous ?  C’est simple.  Il y en a un qui niche près d’un parcours que j’aime bien pour courir.  Pas du tout « sexy » comme endroit, mais ça m’amène à une belle longue et lente montée de 2 km, c’est idéal pour un petit entraînement un peu plus exigeant.  Or, M. Carouge ne tolère pas qu’on passe près de son domaine: il s’énerve, crie, puis s’envole et vous tourne autour de la tête !  Sachant qu’il a un bec tranchant, pointu et conique, c’est « un peu » inquiétant ! Son comportement agressif a peut-être quelque chose à voir avec le fait que le petit coquin est extrêmement polygame: on peut compter jusqu’à 15 femelles sur le territoire d’un seul mâle. Sacré jaloux va !

Lecteurs qui habitez hors de l’Amérique du Nord, n’ayez crainte, ce volatile n’existe pas par chez vous. Pour les autres, un « portrait robot » de cet assaillant ailé serait utile pour vous éviter des survols à basse altitude !

Carouge à épaulettes

Carouge à épaulette. Crédit photo: René Lortie. Site web: http://rlortie.ca/

En voici d’abord une photo.

Puis voici un indice sonore de sa présence, on entend d’abord ce qui est considéré comme son chant au début, puis ensuite ce qui est considéré son appel (les « tchak, tchak, tchak »).  Mais, le plus important, c’est que lorsque le non-sympathique volatil s’énerve (alors que vous ne lui avez rien fait, bien sûr !) son cri d’alerte est un « ti-ou » très caractéristique.  Je n’en ai pas trouvé d’exemple sur le web, mais retenez bien cela:  « ti-ou », un signe de danger venu du ciel ! 
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Ah ! Pour ceux qui seraient curieux de voir les femelles carouges qui ont le plaisir d’être les nombreuses « conjointes » de M. Carouge, eh bien en voici une photo ci-dessous. Comme pratiquement toutes les femelles oiseaux, leur plumage est composé de couleurs moins éclatantes comparativement à celui du mâle.

Donc, pas toujours facile et sécuritaire la vie de coureur ! Avez-vous des expériences d’animaux agressifs envers un gentil coureur ?

Maman carouge nourrit son oisillon

Maman carouge nourrit son oisillon. Crédit photo: René Lortie, site web: http://rlortie.ca/

Une fois pour toutes: s’étirer ou ne pas s’étirer ?

Une telle question engendre une réponse facile si elle réfère à l’hiver: ne pas s’étirer ! Par contre, pour la course, c’est autre chose. Les avis sont partagés et la science incertaine. Une nouvelle étude est parue sur le sujet dernièrement.

Étude scientifique

La méthode qui a été utilisée est assez intéressante: les chercheurs ont recruté 1 398 joggeurs qui couraient au moins 16 km ou plus par semaine, puis ils les ont séparés en 2 groupes. Au groupe #1, les chercheurs ont donné une routine d’étirements ciblant les quadriceps, les muscles ischiojambiers et les muscles du mollet, durant 3 à 5 minutes. « Groupe #2, abstenez-vous de vous étirer avant de courir » ont dit les chercheurs à l’autre moitié des coureurs. Toute blessure qui empêchait un coureur de s’exécuter durant au moins 7 jours devait être rapportée aux scientifiques.
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La table est mise et ça discute ferme: « C’est certain que ceux qui ne s’étirent pas auront subi plus de blessures ! » dit l’un. L’autre s’objecte: « Je ne m’étire jamais, et je n’ai jamais de blessure ! ». Mais que nous dit donc la Science, avec son beau grand « S » ? Hum, tiens, c’est « S » comme dans « surprise »…

Le taux de blessure a été identique, 1 coureur sur 6 a été affecté par une blessure, qu’il ait été dans le groupe avec étirement ou sans étirement. Ce qui est aussi ressorti de l’étude, c’est que l’indice de masse corporelle, l’âge, la distance parcourue et les antécédents en matière de blessures sont des facteurs qui prédisposent aux blessures. Tout cela semble bien logique.

Là où ça devient intrigant, c’est que – réconfort pour les défenseurs des étirements – lorsque des coureurs qui en faisaient habituellement ont dû arrêter d’en faire pour les besoins de l’étude, leur risque de subir une blessure a augmenté de 40%. L’autre situation, celle où des coureurs ont commencé à faire des étirements pour respecter les consignes données à leur groupe dans l’étude, ces coureurs ont vu leur risque de blessure augmenter, mais de seulement 22% plutôt que 40%.

Alors, que conclure de tout cela ? C’est comme si les étirements n’avaient pas un très grand effet protecteur contre les blessures (le taux de blessure est égal à 16% dans les deux groupes de l’étude). Par contre, le changement d’habitude, soit d’arrêter ou de commencer à faire des étirements, a eu pour effet d’augmenter le risque de blessure.

On dirait donc que la science est en train de nous dire : « Ne changez pas vos habitudes de course ! »

On me mettra en punition dans le coin de la classe, mais je l’avoue: je ne m’étire pas avant de courir ! Et vous ?  Sondage express juste dans la bannière à droite…