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Quelle est la meilleure température pour courir ?

Ah ! La température !  Un sujet inépuisable de discussion !  Paraît-il que c’est un sujet plus populaire dans les pays tempérés, là où les variations sont plus grandes.  Par contre, parmi les coureurs, on peut soupçonner que c’est un sujet pas mal universel: on a bien besoin de quelque chose pour expliquer une contre-performance, non ?  🙂

À première vue, la meilleure température, c’est celle pour laquelle on n’a ni chaud, ni froid.  Selon un article paru dans Runner’s World, l’idéal ça serait 11 C. Plausible.  S’il fait plus chaud, pas grand chose à faire: suer et boire, puis répéter !  S’il fait plus froid que 11 C, paraît-il que vos performances en souffriront aussi: prévoyez un temps de 2 à 3 % plus long s’il fait 20 C ou… -4 C.

Mais il y a une chose qui est agaçante dans tout cela: un coureur ne pourrait-il pas porter des vêtements un peu plus chauds s’il fait plus frais que 11 C et ainsi arriver à une « sensation de 11 C »?  Il me semble bien que oui, mais j’ai en même temps l’impression que bien des gens courent « sur-habillés ».  Bon, il suffit de se rendre dans une boutique pour comprendre la source de cette tendance.  « Ah ! Vous aurez besoin d’un vêtement qui retire l’humidité et qui respire. Puis un autre, et encore un autre et il faudra finir tout cela par une « une coquille » »  Une coquille !?!  escargot turbo Je crois que ça fait référence à un vêtement qui ne laissera pas passer le vent. Par contre, avec un nom comme « coquille », c’est à se demander si ce n’est pas du langage à peine codé pour me traiter d’escargot !  Est-ce que le terme « coquille » existe ailleurs qu’au Québec ?  Vos commentaires sont bienvenus sur la question.

Donc, pourquoi ne pas utiliser un principe plus simple: lorsqu’il fait froid (jusqu’à -20 C), je vise à trouver exactement la bonne combinaison de vêtements qui fera que je n’aurai pas chaud; la course n’en sera que plus agréable et je n’aurai pas besoin de vêtements auxquels on tente de donner une mission de poumon artificiel.  http://openclipart.org

Comment arriver à trouver la bonne combinaison de vêtements pour chaque température ?  Facile, il faut qu’en sortant à l’extérieur, avant de commencer à courir, j’aie nettement l’impression que j’aurai froid !  Le plus grand risque est alors de tourner les talons et retourner à l’intérieur.  Mais après quelques minutes, tout est parfait et vive les températures froides !

Pour ceux qui aiment les approches un peu plus systématiques, la page « What should I wear ? » est vraiment bien. Il suffit d’y entrer la température, la vitesse du vent, l’état du ciel (dégagé/nuageux/pluie/neige) et comment vous aimez vous sentir quand vous courez (être au frais/entre deux/avoir chaud) et puis « dadam ! » on vous propose le type de vêtement à porter. À essayer !

Donc, ma température idéale pour la course ?  Oui, peut-être bien près de 11 C, en shorts et T-shirt.  Mais toute la gamme en-dessous, jusqu’à -15 C, c’est bien aussi. S’il faut choisir une gamme, je dirais de -10 à -5 C.

Et vous, quelle est votre température préférée pour courir ? Indiquez votre réponse dans le petit sondage dans la colonne à droite !

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Réchauffement climatique ou oscillations de température ?

Alors, prêts pour un peu plus d’analyse de statistiques de météo pour Québec ? Je vous le dis tout de suite, il y a du mystère là-dedans, et je serais bien content si vous y trouviez une explication !

Dans l’article précédent, les données des températures moyennes pour février 1876-2011 à Québec ont montré une augmentation faible de la température moyenne (à un taux de 0,8 C par 100 ans). Mais un phénomène intéressant, et que je n’arrive pas à expliquer, se cache derrière ces données.

Je m’en suis rendu compte en calculant les moyennes mobiles sur 10 ans. Oh ! J’imagine votre expression faciale en ce moment même 🙂

Ce n’est pas si compliqué: la moyenne mobile, c’est une moyenne qu’on calcule en prenant disons les températures des dix années précédant 2000. On calcule donc ainsi la température moyenne pour 1990-2000. Ensuite, on se déplace d’une année, et on calcule la moyenne pour 1991-2001, puis 1992-2002, et ainsi de suite. Qu’est-ce que ce processus nous donne ? Ça fait qu’en prenant des moyennes sur 10 ans, on se trouve à « moyenner » les écarts subits, on peut donc alors plus facilement observer la tendance générale. La moyenne mobile est très utilisée par certains analystes des marchés boursiers, ça enlève les fluctuations rapides (« Les profits de GM annoncés hier sont bons », l’action a monté) et on voit mieux la tendance générale (« La compagnie est encore en difficulté », l’action est sur une pente descendante). Mais on s’éloigne du sujet… quoique automobiles et réchauffement climatique…

Donc, le graphique de la moyenne mobile des températures de février, il nous dit quoi ? D’abord, le voici:

Vous remarquerez qu’il commence à 1886… pourquoi ? Si vous avez répondu « Parce que ça prend les 10 premières années pour trouver la première moyenne mobile de 10 ans », bravo, vous avez tout compris.

Ce qui saute aux yeux, ce sont les oscillations. Wow ! Certaines sont très symétriques. Les deux plus nettes (1895-1915 et 1977-1997) durent toutes deux une vingtaine d’années. Quand j’ai vu ces oscillations, j’ai pensé aux cycles solaires, mais leur durée est de 11 ans habituellement… Pas eu d’autres idées, et vous ?

On voit bien que la moyenne mobile sur 10 ans a effectué une sacrée poussée vers le haut entre les décades 1904-1914 et 1951-1961: rien de moins qu’une augmentation de 4,4 C. Ce n’est pas énorme, c’est « hallucinamment » gigantesque !

Autres observations:

1. La décade la plus froide depuis 1876 fut celle de 1904-1914… ça commence à faire longtemps !

2. La plus chaude fut 1951-1961, après une montée fulgurante. J’aimerais bien y trouver une explication.

3. Relativement récemment (1986-1996), on a touché un minimum de moyenne jamais atteint depuis la décade 1914-1924. Hé ! On a vécu du froid comme dans « l’ancien temps de pépère Joe » !

4. Si les oscillations reprennent leur allure la plus habituelle, on se dirigerait vers des moyennes qui vont diminuer au cours des prochaines années. Ça semble même légèrement amorcé depuis 2007. Continuez à suivre le blog, on pourra confirmer cela ou pas dans environ… hum… 10 ans !

Voilà, j’espère que mes deux petits graphiques sur les températures de période du Carnaval à Québec ne vous ont pas trop ennuyés. Chose certaine, j’ai eu bien du plaisir à les faire, et j’ai même « découvert » des choses. Pas encore fourni d’explications, mais ça viendra peut-être avec votre aide !

Conclusion ultime ? Je peux peut-être relaxer: avec une augmentation de 0,8 C par 100 ans (voir , Alors, réchauffement ou pas ?) je ne verrai pas les palmiers à Québec en février ! Il ne me reste que les onze autres mois d’une année pour m’inquiéter des effets du réchauffement sur Québec ! Mais j’ai, nous avons, tous les 12 mois de l’année pour trouver nos petits gestes pour en limiter les effets. Non, l’air climatisé en été n’est pas un moyen de combattre le réchauffement planétaire, pas plus que l’enneigement artificiel des pentes de ski en hiver !