La course, la santé et l’espérance de vie

Il y a des dizaines de bonnes raisons pour pratiquer la course à pied. questionnement En tête de liste arrive sûrement « pour être en super santé ». Mais si vous faites régulièrement de l’exercice, mangez bien, ne fumez pas (il est toujours temps d’arrêter !) et n’êtes pas trop stressé, quelle est votre espérance de vie ? Bien difficile de savoir, n’est-ce pas ?
 
En fait, ce n’est peut-être pas si difficile de calculer, sur la base de vos habitudes de vie et les statistiques, quelle est votre espérance de vie. calculatriceUn site Internet en Ontario (une province du Canada) vous permet maintenant de faire ce calcul. Le questionnaire vous demandera quel est votre code postal afin de tenir compte de votre milieu de vie. Il faut un code postal canadien. Si vous n’en avez pas, vous pouvez utiliser G1K 7P4; je l’ai choisi au hasard, ça fera croire que vous vivez sur le campus de l’Université Laval à Québec.

J’ai fait le test et ça me dit que je pourrai souffler 87 bougies. gâteau d'anniversairePas mal, mais je suppose que ce n’est jamais assez, du moins tant qu’on est en bonne santé. En jouant avec les réponses que l’on fournit aux questions, l’exercice devient encore plus intéressant: on voit alors comment nos habitudes de vie peuvent influencer notre espérance de vie. Par exemple, expérimentez en faisant varier votre consommation d’alcool pour voir comment cela influence votre résultat, vous serez probablement surpris ! Attention !!! Pas d’abus🙂

En passant, maintenant que vous connaissez votre espérance de vie, pourquoi ne pas visiter un article précédent qui vous permettra de prévoir quels seront vos temps de course une fois rendu à cet âge avancé ? Là aussi vous serez peut-être surpris !

Le sondage sur votre gamme de température préférée pour la course est encore ouvert, n’hésitez pas à nous indiquer votre préférence ! De 11 à 20 C est en avance en date du 12 avril… Hum, déjà trop chaud pour moi !

Quelle est la meilleure température pour courir ?

Ah ! La température !  Un sujet inépuisable de discussion !  Paraît-il que c’est un sujet plus populaire dans les pays tempérés, là où les variations sont plus grandes.  Par contre, parmi les coureurs, on peut soupçonner que c’est un sujet pas mal universel: on a bien besoin de quelque chose pour expliquer une contre-performance, non ? 🙂

À première vue, la meilleure température, c’est celle pour laquelle on n’a ni chaud, ni froid.  Selon un article paru dans Runner’s World, l’idéal ça serait 11 C. Plausible.  S’il fait plus chaud, pas grand chose à faire: suer et boire, puis répéter !  S’il fait plus froid que 11 C, paraît-il que vos performances en souffriront aussi: prévoyez un temps de 2 à 3 % plus long s’il fait 20 C ou… -4 C.

Mais il y a une chose qui est agaçante dans tout cela: un coureur ne pourrait-il pas porter des vêtements un peu plus chauds s’il fait plus frais que 11 C et ainsi arriver à une « sensation de 11 C »?  Il me semble bien que oui, mais j’ai en même temps l’impression que bien des gens courent « sur-habillés ».  Bon, il suffit de se rendre dans une boutique pour comprendre la source de cette tendance.  « Ah ! Vous aurez besoin d’un vêtement qui retire l’humidité et qui respire. Puis un autre, et encore un autre et il faudra finir tout cela par une « une coquille » »  Une coquille !?!  escargot turbo Je crois que ça fait référence à un vêtement qui ne laissera pas passer le vent. Par contre, avec un nom comme « coquille », c’est à se demander si ce n’est pas du langage à peine codé pour me traiter d’escargot !  Est-ce que le terme « coquille » existe ailleurs qu’au Québec ?  Vos commentaires sont bienvenus sur la question.

Donc, pourquoi ne pas utiliser un principe plus simple: lorsqu’il fait froid (jusqu’à -20 C), je vise à trouver exactement la bonne combinaison de vêtements qui fera que je n’aurai pas chaud; la course n’en sera que plus agréable et je n’aurai pas besoin de vêtements auxquels on tente de donner une mission de poumon artificiel.  http://openclipart.org

Comment arriver à trouver la bonne combinaison de vêtements pour chaque température ?  Facile, il faut qu’en sortant à l’extérieur, avant de commencer à courir, j’aie nettement l’impression que j’aurai froid !  Le plus grand risque est alors de tourner les talons et retourner à l’intérieur.  Mais après quelques minutes, tout est parfait et vive les températures froides !

Pour ceux qui aiment les approches un peu plus systématiques, la page « What should I wear ? » est vraiment bien. Il suffit d’y entrer la température, la vitesse du vent, l’état du ciel (dégagé/nuageux/pluie/neige) et comment vous aimez vous sentir quand vous courez (être au frais/entre deux/avoir chaud) et puis « dadam ! » on vous propose le type de vêtement à porter. À essayer !

Donc, ma température idéale pour la course ?  Oui, peut-être bien près de 11 C, en shorts et T-shirt.  Mais toute la gamme en-dessous, jusqu’à -15 C, c’est bien aussi. S’il faut choisir une gamme, je dirais de -10 à -5 C.

Et vous, quelle est votre température préférée pour courir ? Indiquez votre réponse dans le petit sondage dans la colonne à droite !

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Combien de « L/100 km » pour un coureur ?

Toyota PriusOn entend souvent parler de l’efficacité énergétique des automobiles. Heureusement, l’économie d’essence devient de plus un plus un argument de vente.

Mais… un coureur, plutôt qu’une auto, ça consomme combien pour courir 100 km ?!?

Bidon d'essenceCe billet fait suite au précédent dans lequel je parlais de l’Eco-Marathon Shell. Objectif de cet Eco-Marathon: concevoir un véhicule mû à l’essence et qui en consomme le moins possible (le record de cette année: 0,092 L/100 km, avec un véhicule assez futuriste !). Pour une voiture assez standard, comme la Toyota Corolla, on parle plutôt de 7,5 L/100 km en conduite urbaine.

canette de Coke

Si je me fie à ma Garmin 405, je dépense environ 50 calories pour courir la distance de 1 km en 5 minutes. Évidemment, je ne carbure pas à l’essence. Pour les besoins de ce calcul, prenons une boisson très populaire, le Coke, comme ma source d’énergie (de toutes façons, ça a une certaine part de vérité !)🙂

Selon « l’information nutritionnelle » inscrite sur le côté d’une canette, 355 ml de Coke contiennent 160 calories. Puisque je cours à 50 cal/km, une canette de 0,355 L me mènera donc 3,2 km plus loin. Pour franchir 100 km à la course, j’aurai donc besoin de 100/3,2 = 31,25 fois plus de « carburant-Coke », c’est-à-dire 31,25 x 0,355 L = 11,09 L de Coke !

Prof au tableauSi vous m’avez suivi depuis le début, et si je ne me suis pas trompé, on a notre réponse: un coureur a besoin de 11,09 L de Coke pour parcourir 100 km, donc 11,09 L Coke/100 km !🙂 Comme on ne court pas souvent 100 km, mais bien plus souvent 10 km, vous savez maintenant que cette distance vous permet de « brûler » l’équivalent de 1,109 L de Coke. Si votre balance vous indique que vous êtes plus lourd que moi (62 kg), alors la même distance (10 km), à la même vitesse (12 km/heure), vous permet de brûler un peu plus de calories.

La morale de ce calcul ? Ça varie selon votre vision des choses, mais disons qu’il faut bien s’alimenter et que si vous comptez vos calories, eh bien pensez à « 3,2 km de course par canette de Coke » !🙂 Une autre façon de le voir c’est que coureur et automobile consomment des carburants différents, mais que leur consommation est semblable (11,09 et 7,5 L/100 km) ! L’auto demeure plus rapide… et elle permet d’amener la famille !

Toutes sortes de courses: plus vite, plus loin, ou avec un minimum d’énergie ?

Quand on s’entraîne et qu’on participe à des courses, notre objectif est pratiquement toujours de franchir une distance le plus rapidement possible. Il y a aussi l’autre principe qui consiste à essayer courir le plus loin possible pendant une période de temps définie. Par exemple, le « 24 heures », un peu comme Les 24 heures du Mans, mais en course à pied ! En passant, le record est de 303,506 km en 24 heures… pas au Mans, à la course à pied !

Donc, il existe des courses à distance définie (ex.: marathon), d’autres au temps défini (ex.: 24 heures), mais existe-t-il des courses… à « énergie définie » ? Oui, mais pas pour les humains. En fait, ce sont des ingénieurs ont imaginé une telle sorte de course: elle consiste à déterminer quel véhicule futuriste pourra se rendre le plus loin possible avec 1 litre d’essence. C’est ce que Shell appelle son « Éco-marathon ».

Eco-marathon Shell, prototype vainqueur en 2011

On parle ici d’efficacité avec un « E » majuscule: cette année, à la compétition pour les Amériques, l’équipe gagnante réussi une performance équivalente à 1 090 km avec un tout petit litre d’essence ! Une autre façon de le dire, c’est 0,092 litre/100 km ! Et oui, c’était bien avec un moteur à combustion interne, mais sûrement pas les mêmes qu’au Grand Prix du Canada qui se tenait justement aujourd’hui.

En plus, pour la troisième année de suite, c’est une équipe de l’Université Laval, à Québec, qui a remporté la compétition ! Le véhicule en question a pas mal fière allure comme on peut le constater ci-dessus, mais il offre peu de confort à son passager. Au fond, c’est un peu comme en course à pied: la performance vient au prix d’un peu d’inconfort !

Dans un futur billet, je m’amuserai à comparer cette performance énergétique avec celle d’un coureur qui carbure, hum… disons au Coke ! Qui ça, moi ? Ben non voyons !😉

Nike, la déesse de la victoire

Nike, la déesse

Nike. Collection du Musée J. Paul Getty

Il y a un peu plus de deux semaines, j’ai mis en place un pseudo-sondage pour voir si vous saviez pourquoi on peut que Nike est une compagnie divine.  Peut-être est-ce l’effet des élections récentes au Canada, mais je n’ai vraiment pas eu beaucoup de voteurs !  Peut-être le saviez-vous tous déjà…

Donc, le lien entre la divinité et la compagnie Nike, ce n’est rien d’autre que le nom.  Nike était en effet la déesse de la victoire dans la mythologie grecque. Sur cette représentation à droite, la pauvre Nike a pour boulot ingrat de supporter un encensoir, mais au-delà de ses conditions de travail, j’attire votre attention sur ses ailes: ne vous rappellent-elles pas un certain logo ?

La bonne réponse au sondage était donc la #3.  Mais y avait-il au moins un petit un fond de vérité dans les réponses 1, 2 et 4 ?

Réponse 1: oui, mon record pour un demi-marathon est bien 1h37m38s (le battrai-je un jour ?), mais je l’ai réussi avec des New Balance, pas des Nike.

Investisseur qui n'a pas acheté Nike en septembre 1987 !

Investisseur qui n'a pas acheté Nike en septembre 1987 !

Réponse 2: oui, l’action de Nike a connu un super rendement boursier, mais il a été encore plus élevé que le facteur 10,4 suggéré dans la réponse; l’action est en fait passée de 0,8 $ au jour 1 (le 19 août 1987) à 84,62 $ le 27 mai dernier… une multiplication par un facteur 106 (incluant dividendes et fractionnements, pour les experts) !  Non, je n’avais pas acheté d’actions de Nike ce 19 août 1987 !

Réponse 4: non, le « Swoosh » n’a pas été conçu par une entreprise canadienne, mais plutôt par une étudiante en design à Portland State University. C’était en 1971, et Carolyn Davidson obtint alors la rondelette somme de 35$ et elle fut éventuellement engagée par Nike. Toutefois, plusieurs années plus tard, après qu’elle ait quitté l’entreprise, Phil Knight, le co-fondateur de Nike, l’invita à un repas de la compagnie lors duquel il lui présenta une bague à diamants sur laquelle le Swoosh était gravé et il lui remis aussi un certain nombre d’actions de la compagnie !

Voilà !  Vous savez tous maintenant pourquoi Nike, la compagnie de chaussures s’appelle ainsi !  Pour New Balance, on peut imaginer la raison.. mais pour Mizuno, Brooks, Saucony, Asics, Adidas ?  Ah ! À vous de la trouver😉

Deux coureurs, deux temps, deux âges: lequel est le meilleur ?

L’autre jour, mon sympathique neveu a fait sa première course, un 5 km. Très bonne performance, un 5 km en 21 minutes et des poussières. Comment savoir s’il performe plus que son « vieux mononcle » ? Les temps ajustés pour l’âge, voilà comment !

Vieil homme - www.openclipart.orgLe concept est simple: à partir des meilleures performances mondiales connues pour chacune des distances, il suffit de calculer quel est le pourcentage de la vitesse du champion de votre âge que vous avez atteint. Ainsi, vous pouvez non seulement vous comparer au champion de votre âge (ça pourrait vous décourager !), mais aussi à un ami coureur d’un âge différent. Une autre possibilité est de voir, si vous maintenez votre niveau de performance, en combien de temps vous terminerez votre course favorite dans 10 ans (hum, ça en fait des entraînements d’ici là !). C’est la World Association of Veteran Athletes qui a compilé les données qui permettent ces calculs; ils ont en fait tracé une courbe au travers des données pour compenser de petites aberrations ou des données manquantes.

Des ressources existent sur le web qui fournissent des outils pour ces calculs. Une ressource qui est particulièrement bien faite est celle de eRaceWalk car elle permet de comparer jusqu’à 5 temps… pourquoi pas vérifier si votre performance de 2h10m cette année n’est pas en fait, après ajustement pour l’âge, meilleure que votre 2h d’il y a 5 ans ? Aussi bien dire qu’une révision complète de vos dernières performances s’impose !  Qui sait quelle bonne nouvelle cela pourrait révéler ?

Mais finalement, qui court le plus vite ? Mon neveu ou moi ?

À lui de faire le calcul, je suis vieux et trop fatigué ! 😉

Il semble que peu de coureurs s’étirent !

Il y a quelque temps, j’avais placé dans la colonne de droite un sondage afin d’en apprendre sur vos habitudes d’étirement avant une sortie d’entraînement. En tant que « non-étireur », les résultats me rassurent !

Ça ne peut pas être qualifié de sondage scientifique, mais en tout cas il n’y a eu que 1 seul répondant sur 8 (12,5 %) qui a affirmé toujours s’étirer. À l’autre extrême, 5 coureurs (62,5%) ont dit qu’ils ne s’étiraient jamais, je suis l’un d’eux. Il reste les « étireurs occasionnels » qui représentent 25% des gentils répondants.

Sondage - Vous étirez-vous avant un entraînement ?

Sondage - Vous étirez-vous avant un entraînement ?

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Je serais curieux de voir quelles seraient les proportions obtenues sur un grand échantillon de coureurs !

Qu’en conclure ? Je vous rappelle dans l’article qui annonçait le sondage (« Une fois pour toutes, s’étirer ou ne pas s’étirer ? ») je mentionnais les résultats d’une étude, très scientifique celle-là, selon laquelle les étirements avaient peu d’effet sur l’apparition de blessures, mais que les changements des habitudes d’étirement (qu’on commence à en faire ou qu’on arrête, peu importe) avaient causé une augmentation des blessures. C’est l’étude idéale: elle nous dit de ne rien changer ! 🙂

Malgré que l’étude dise de ne rien changer, il ne faut pas perdre de vue qu’elle porte sur les étirements avant l’entraînement, pas ceux après. Je vous invite à consulter le blog « Training for Boston » (le blog est en français) qui a consacré aux étirements post-entraînement un article intitulé « Les étirements, les bienfaits ». L’auteur du blog, un coureur on ne peut plus sérieux, y explique les résultats d’une étude réalisée à McGill qui préconise les étirements post-entraînement. Des étirements sont proposés, illustrations à l’appui.

Je ne sais plus si je dois conclure avec un « Bons étirements ! » ou pas ! 🙂
En tout cas… bonne course !